Vendredi 12 février 2010
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Une surpêche dûe à un engouement pour les sushis au thon rouge
La France a annoncé mercredi 3 février son soutien à l’interdiction du commerce international du thon rouge. Interdiction qui ne devrait intervenir qu’après 18 mois afin d’évaluer l’état des
ressources. Un sursis pour le millier de pêcheurs, que le commerce du thon rouge fait vivre. L'onéreux poisson fournit aussi un millier d’emplois à terre. La France, premier pays pêcheur de thon
rouge dans l’Union Européenne avec un peu moins de 20 % du total des prises de thon rouge en Europe, était très attendue pour s’exprimer sur le sujet.
Une décision catastrophique pour les pêcheurs
La décision, prise au nom de la sauvegarde de l’espèce a provoqué la colère de Pierre-Georges Dachicourt, le président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins qui estime qu’
« On veut faire passer à la trappe toute cette pêche en général ». Il accuse les ONG d’être « irresponsable », et affirme que la ressource n’est pas menacée. « Ca risque de dégénérer » prévient-il,
faisant référence au possible blocage des ports.
Des garanties pour la profession
Bruno Lemaire, le ministre de la pêche a promis des garanties aux pêcheurs, assurant le maintien d'une pêche côtière et l'obtention d'un « accompagnement financier de la Commission européenne pour
tous les pêcheurs-senneurs qui seraient obligés de renoncer à leur activité ».
La pêche de thon rouge, qui génère 15 millions d’euros de recettes pour la filière française, pourrait être menacée d'interdiction du commerce international dès mars, s’il est inscrit à l'annexe 1
de la Convention de l'ONU sur le trafic des espèces menacées lors de la réunion de la CITES à Doha.
Par Meliam
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Publié dans : culturel
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