Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 17:28

 

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     Le 19 novembre 2009, le quotidien Le monde affirme que le président Nicolas Sarkozy   envisage de faire transférer les restes d'Albert Camus au Panthéon, un demi siècle après sa disparition.

Mais à quel titre cet honneur ? Celui d’écrivain, de dramaturge, d'essayiste, philosophe, intellectuel français reconnu internationalement ? Et pourquoi pas au titre de son engagement dans le journalisme ?

 

     Le célèbre romancier né en Algérie, travaille à « l’Alger républicain » de 1938 à 1940 où il se forme au métier de journaliste : Il écrit des faits divers aux éditoriaux en passant par les critiques littéraires et les grands reportages. Les idées du fondateur du journal Pascal Pia séduisent le jeune Camus : ne plus maintenir un peuple en tutelle sur sa propre terre, travailler à salaire égal, que l’on soit Arabe ou Européen, et surtout que l'enfant arabe ait droit à l'école et ses parents aux lois sociales. Cependant ses articles ne seront pas au goût du pouvoir politique. Ainsi, le Gouvernement Général trouve insupportable le style de Camus. Suite à une série d'articles intitulés « Misère en Kabylie », la censure entraîne l'exclusion de Camus du journalisme algérois. Camus monte alors à Paris.

Après un brève passage au magazine Paris soir, Camus devient rédacteur en chef du magazine Combat, journal clandestin et résistant, en 1942. Il est étonnant de constater que ce journal est le seul à dénoncer les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki.

 

     A la fin de la guerre, il se fixe pour but d'assainir la presse dont il fustige la "futilité des informateurs". Il préconise une charte de la presse dont la missio, est selon lui « d’Informer bien au lieu d'informer vite, préciser le sens de chaque nouvelle par un commentaire approprié, instaurer un journalisme critique et en toutes choses, ne pas admettre que la politique l'emporte sur la morale ni que celle-ci tombe dans le moralisme."

Puis, en 1955, Albert Camus renoue avec le journalisme puisqu’il entre à la rédaction de l'Express où il écrit des chroniques sur la crise algérienne. Il démissionne en 1956 en raison de désaccords avec le directeur Jean-Jacques Servan-Schreiber sur cette question.

     Prix nobel de littérature en 1957, Camus considérait son métier de journaliste comme aussi noble que celui de romancier ou d'auteur dramatique.

Il meurt tragiquement en 1960 dans un accident de voiture.

 

Par Meliam - Publié dans : Médias - Communauté : Apprentis journalistes
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